Salut à toi ! 🙂

 

Ça y est, nous sommes en plein dans la saison hivernale, avec ses journées courtes et ses températures négatives…

Du coup, si toi aussi tu t’entraînes en général le matin ou le soir, tu as de grandes chances pour que lorsque tu sortiras de chez toi, tu feras face à un paysage nocturne… !

Courir à travers la nuit, paisiblement, peut-être une bonne expérience. Cela dit, les sons et le manque de visibilité peuvent également être intimidants et angoissants. Pour que ton entraînement ou ta course soit plus rassurante et réussie, je vais te proposer des conseils sur les points suivants :

 

Bonne lecture ! 😀

 


Pourquoi courir la nuit ?

 

Au premier abord, courir la nuit pourrait ne pas sembler être le choix le plus logique. Mais, certaines raisons comme celles que je vais citer ci-dessous font que c’est pourtant le cas :
  • Journées remplies : La vie exige souvent un équilibre entre tâches professionnelles, engagements sociaux et responsabilités familiales, ce qui laisse peu de temps pour la course à pied. Si l’on doit attendre de s’entraîner, après que les enfants soient couchés, ou après la sortie avec des amis… il fera forcement nuit car la journée sera presque à son terme. Il faut donc faire la part des choses, mais courir le soir ou tôt le matin, peut être une très bonne astuce si on dispose de peu de temps dans sa journée et qu’il est nécessaire de bien l’optimiser.

 

  • Températures plus fraîches : Ceci est valable surtout l’été. En plein mois d’août, on a souvent affaire à la canicule, avec de gros pics de chaleur en pleine journée. Tout le monde ne supporte pas forcément cette forte chaleur, qui peut également devenir dangereuse, surtout si on fait une séance intensive. L’idéal est donc de se lever et de courir à l’aube, ou encore d’attendre le soir pour avoir des températures, plus fraîches, ou moins chaudes plutôt ! 😬

 

  • Journées courtes : En hiver, à contrario, les journées sont plus courtes et plus sombres. Quand tu vois qu’a 17h il fait déjà presque tout noir… tu n’as pas vraiment le choix que de sortir dans la nuit ! Si tu es matinal, c’est le même combat, pas de luminosité avant 8h !

 

  • Tu dois t’exercer à cela : Dans le cas ou tu t’es inscrits sur une course nocturne (type Sainté Lyon), ou encore un ultra trail, où tu dois courir 18h d’affilé, il est bon de s’entraîner la nuit pour s’habituer à cela et arriver prêt le jour de ta compétition.

 

  • C’est amusant et ça change : Courir la nuit n’est pas forcément plus difficile qu’une sortie la journée. Au contraire, sortir après la tombée de la nuit peut dynamiser tes entraînements et te faire changer de la routine. Le même sentier, ou la même route que tu as parcouru à des milliards de reprises pendant la journée peut sembler complètement différent la nuit. Pendant ta sortie nocturne, prends un petit moment pour admirer le ciel et profiter du calme, que l’on ne trouve pas forcément en journée !

 

conseils pour courir la nuit, le soir ou le matin par morning runner

N’oublie pas de sortir visible et éclairé !

 


Comment éclairer sa route quand on court dans le noir ?

 

L’éclairage est le plus important lorsque tu vas sortir de nuit. Il est bien évidement possible de faire sans, notamment en ville, si les éclairages publics le permet, mais en dehors de celle-ci ou sur les sentiers, l’éclairage est nécessaire. Tu peux donc partir avec une lampe frontale et/ou une lampe au torse (n’oublie pas les piles ou la batterie de rechange pour les longs parcours notamment). Nous allons voir cela plus en détail, ci-dessous :

 

Lampes frontales ou lampes au torse ?

 

Certains coureurs aiment la combinaison d’une lampe frontale et d’une lampe au torse. C’est un peu plus lourd à transporter, mais l’utilisation de deux sources de lumière projette des faisceaux sous différents angles, ce qui peut t’aider à percevoir la profondeur et à éliminer les ombres créées par une seule source de lumière. La combinaison des deux te permet également de garder la lampe au torse toujours orientée vers le chemin, si tu es amené à tourner la tête ou à faire autre chose. De plus, en portant deux lampes, tu auras toujours un secours si l’une cesse de fonctionner. Quelle que soit l’option choisie, voici quelques conseils d’achat pour chacune des deux.

 

  • Les lampes frontales permettent de garder les mains libres afin de se concentrer sur sa course ou de chercher un gel énergétique pendant vos déplacements. La lampe frontale que vous utilisez pour le camping peut faire l’affaire si tu ne cours pas souvent la nuit, mais en choisir une spécifique à la course à pied serait bien tout de même. Si tu veux acheter une bonne lampe frontale pour courir, je te conseille les caractéristiques suivantes :
    • Puissance minimale de 200 lumens
    • Ajustement confortable sur votre tête
    • Bonne stabilité (mouvements minimaux lorsque tu cours)
    • Faisceau réglable qui permet une bonne vision large latérale et au sol
    • Plusieurs niveaux de luminosité permettant d’augmenter ou de diminuer l’intensité de la lumière en fonction du besoin (ce qui permet également de contrôler la durabilité de la batterie)

 

conseils pour courir la nuit, le soir ou le matin par morning runner

Lampe frontale classique

 

  • Lampes au torse (avec sangle) : Certains coureurs préfèrent une lampe au torse plutôt qu’une lampe frontale car ils trouvent que la lumière de éclaire mieux le parcours que la lumière de leur tête. De plus, on à en général, un bon éclairage à l’arrière pour être visible également. Pour l’achat d’une lampe de ce type la, je te conseille la même chose que pour une frontale. Cependant, il faut également t’assurer que la sangle au torse soit bien ajustable et confortable. Pour cela, il faut la tester et opter plutôt pour un sangle réglable et facile à retirer.
conseils pour courir la nuit, le soir ou le matin par morning runner

Lampe au torse

 

Personnellement, j’ai fais l’acquisition de la lampe frontale de la marque LUMA ENLITE, qui est intégré dans un bandeau, ou un bonnet. Une très bonne idée que j’ai beaucoup apprécié, surtout pour le confort et la praticité. Tu as chaud à la tête et tu as de l’éclairage, le tout en 1, sans avoir plusieurs couches. Je peux éventuellement faire un article de test sur le bandeau ci-dessous, si tu me le demande en commentaire ! 😀

 

 

Je n’ai pas de lampe sur le torse, étant donné que j’habite en ville et que je sors assez peu en foret ou chemins non éclairés le soir. La frontale est suffisante pour ma part. Cependant, pour les personnes habitant en campagne, ou qui sortent la nuit sur les sentiers, il est conseillé d’avoir les deux.

 


Les précautions à prendre

 

Courir la nuit est différent de la journée, et il est important de prendre en compte certaines précautions et conseils pour s’assurer une bonne sécurité et se faire plaisir lors de sa sortie. Je vais te les lister ci-dessous.

 

  • Connaître son itinéraire : il est bien évidemment plus facile de faire demi-tour, ou de retrouver son chemin, dans le noir, sur un sentier ou une route que l’on connaît bien et qui nous est familier(e) (lors des sorties en journées notamment). Je ne dis pas qu’il ne faut pas innover, ou changer de parcours lorsque l’on court la nuit, mais il est préférable de rester classique pour éviter de se perdre. Cependant, si tu souhaites t’aventurer sur un terrain inconnu, assures toi de partir avec un téléphone avec Google Maps ou un GPS pour plus facilement te localiser et retrouver ton chemin.

 

  • Courir plus lentement : l’obscurité rend le terrain plus difficile, même sur des sentiers familiers. Les rochers et les racines sur lesquelles tu sautes ou que tu évites facilement au cours de la journée peuvent être difficiles à négocier avec moins de lumière.  Si tu cours sur un terrain instable et technique, essaye de bien prendre des précautions et ralentir pour éviter une chute ou une blessure bête. Tu pourras ensuite accélérer sur les parties plus linéaires et éclairées.

 

  • Rester visible : si une partie de ton itinéraire est sur route, assures-toi d’être visible du trafic venant en sens inverse. Le port de vêtements lumineux et de réflecteurs est primordial. Le fait de placer des réflecteurs sur les parties mobiles de ton corps, telles que les pieds et les bras, te distinguera d’un objet immobile, tel qu’un panneau de signalisation réfléchissant. L’utilisation d’une lumière clignotante est également une excellente idée. Si tu cours uniquement en nature, les vêtements réfléchissants ne sont pas aussi importants, mais ils restent tout de même bon d’en porter !

 

  • Laisser ses écouteurs à la maison : courir la nuit va réduire ta visibilité, alors pourquoi réduire ton audition également ? Je te conseille de partir sans tes écouteurs pour te permettre d’entendre l’environnement (pour ta sécurité notamment) et surtout des choses que tu pourrais uniquement entendre, et non voir la nuit, comme en journée.

 

  • Apporter un téléphone portable : Si quelque chose ne va pas pendant une course, vous serez soulagé d’avoir un téléphone portable afin que vous puissiez passer un appel. Sachez que vous ne pouvez pas compter sur un service cellulaire partout en montagne.

 

  • Prévoir des vêtements : lorsque le soleil se couche, les températures sont forcément plus fraîches. Essaye donc d’apporter avec toi, si possible, en fonction de la saison bien évidemment, un petit veste ou quelque chose pour te couvrir en cas de coup de froid ou si l’atmosphère se rafraîchi rapidement.

 

  • Se préparer à affronter la nature : la plupart des animaux se cachent la nuit et pour ceux qui ne le font pas, le bruit que tu vas faire les effraiera probablement. Mais, en parlant par expérience, si tu cours en nature le soir, tu peux entendre des bruits bizarres même tomber sur des animaux. Renseigne toi juste avant pour connaître un peu la faune de la région afin de ne pas être surpris sur tu tombes rencontre un animal sur ton itinéraire !

 

  • Amener un ami : cela ne fait aucun doute, courir dans la nuit peut être un défi mental et n’est pas forcément très  motivant, surtout s’il fait froid, et qu’on est seul. Si courir en groupe, ou avec un ami peut te rassurer, essaye donc de trouver quelqu’un pour t’accompagner, surtout lors de tes débuts, le temps que tu sois a l’aise avec la course de nuit en solitaire !

 

  • Prévenir quelqu’un avant de partir : La nuit, comme le jour, il est important de prévenir une personne de confiance avant que tu sortes courir, au cas ou tu ne reviens pas dans le temps imparti, ou qu’il t’arrive un souci.

 


C’est terminé pour aujourd’hui, j’espère que cet article t’as plu !

Bon courage à vous tous pour cette période hivernale, plus difficile en termes de motivation et de climat ! Le printemps arrivera vite ! 😀

 

A bientôt. 👋