Salut à toi !

 

J’avais envie d’écrire cet article suite à ma blessure au genou du mois de septembre.

Je suis passé à une vingtaine d’heures d’entraînement avec vélo, natation, salle de sport et surtout 4 séances de CAP,  par semaine à quasiment le néant à cause d’une inflammation du genou.

J’ai mis un petit moment à réaliser que j’étais blessé et que la seule chose qui me guérira serait le repos. C’est bête mais parfois le corps se manifeste et demande ce fameux repos qui était pour moi une simple perte de temps.

J’ai donc repris le kiné, loupé quelques compétitions qui me tenaient à cœur. Je n’étais pas bien, la course me manquait comme un drogué qui a besoin de sa dose. Je crois que l’endorphine est ma cocaïne.

Avec cette expérience, j’ai remarqué que le sport peut vraiment devenir un besoin, une addiction, une drogue…

Dans cet article, je vais, par mon expérience, vous expliquer ce phénomène.

 


Comment cela se passe-t-il ? :

On commence par se dire, « Tiens, j’ai quelques kilos à perdre, si je me mettais au sport ».

Puis on se rend compte qu’après une séance, on se sent bien, léger et vidé. Une sensation agréable pour le corps et le cerveau.

On commence à aimer cela et on enchaîne les entraînements sans compter.

Jusqu’au jour ou quand tu ne fais pas de sport pendant un certain temps tu te sens mal dans ta peau, tu as tendance à perdre confiance en toi, tu as l’impression d’être une autre personne. Tu es juste en manque. A partir de ce moment-là, t’es accro.

 


Qu’en dit la science ? :

Le fait de faire du sport, permet au cerveau de sécréter des endorphines. Ces hormones sont sécrétées par des glandes cérébrales, l’hypophyse et l’hypothalamus, et présentes dans de nombreux organes dont le cerveau et la moelle épinière. Ces hormones ont des effets proches de la morphine utilisée comme médicament antalgique. Elles sont émises dans des moments d’effort physique, d’excitation intense, de douleur, ou d’orgasme. Les endorphines agissent sur la douleur en se fixant sur les récepteurs morphiniques situés dans le thalamus au niveau des centres régissant la douleur. Elles provoquent une sensation de relaxation, de bien-être, voire dans certains cas, d’euphorie.

Durant et après une séance de sport, celles-ci augmentent de façon significative, notamment en course à pied.

L’endorphine est l’hormone du bonheur pour le coureur et le sportif.

Au niveau des effets, elles apportent d’une sensation euphorie, anti-angoisse, anti-fatigue…

Une sensation de bien-être à laquelle ont peu vite devenir dépendant et accro.

 


La bigorexie une vraie maladie :

 

La bigo… quoi ?!

Cette addiction du sport a en effet été reconnue comme une maladie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) depuis septembre 2011. Celle-ci entraîne une forme d’obsession et de dépendance à la pratique du sport. Les athlètes qui s’entraînent tous les jours et qui dépassent 10 heures d’exercice par semaine peuvent être affectés par cette maladie, ce qui peut causer des problèmes musculaires et l’épuisement général du corps. Cette dépendance peut également causer de nombreux problèmes aux personnes liées à leur famille et à leur travail.

 

Les signes et symptômes

Principalement :

  • L’addiction : Le besoin de sport est de plus en plus nécessaire avec le temps et les heures passées augmentent.
  • Le manque : Une augmentation de l’agitation, du stress, de la fatigue et de la tension vous ne faites pas de sport pendant un certain temps.
  • La perte de contrôle : Vous avez besoin d’en faire plus et les entraînements sont plus longs que prévu dans la plupart des cas.
  • Une vie organisée autour du sport : Ce qui peut impacter les relations sociales, le travail et vos autres activités, dû au fait que le sport prend beaucoup de temps et d’énergie.
  • Continuer malgré les blessures : Ne pas prendre suffisamment de temps pour guérir malgré que votre médecin vous l’ait répété à plusieurs reprises.
  • Des modifications de l’alimentation : Changement brusque dans son régime alimentaire.

 

C’est grave docteur ?

Une personne atteinte de bigorexie, est souvent dans le déni et à l’impression de faire du bien à son corps, la prise en charge peut donc s’avérer compliquée, car ce sera au bon vouloir du sportif d’accepter ce problème en grande partie.

Si le sportif a conscience de son addiction, il pourra consulter un psy ou un médecin addictologue. Une façon de s’en sortir est de pratiquer en groupe, d’éviter l’isolement. Il faut que le sport redevienne un plaisir, non une contrainte ou une source de stress.

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Ce que je retiens de cette expérience :

Cette expérience fut constructive pour moi. Je pense que j’ai trop poussé la machine cet été, l’adrénaline et les résultats positifs sur mes dernières courses étant le principal déclencheur (2 fois une 6eme place pour les 2 premières courses de la saison).

Tel un compétiteur, je voulais donner le meilleur de moi-même et être le meilleur ! Faire des podiums et faire partie des plus forts.

Cependant, comme on le dit “il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs”. Je n’ai que 24 ans, ma marge de progression est encore énorme et j’en bien conscient. Mon heure de gloire viendra mais de cette blessure, j’en tirerai que le mot d’ordre est “patience” et non “précipitation”.

Désormais, je me remets bien de celle-ci, je suis de nouveau à l’entraînement en CAP et je travaille avec mon kiné pour revenir encore plus fort !

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Fais donc attention à toi, cette pathologie peut vite arriver, et garde en tête que tu fais cela pour ton plaisir tout d’abord !

A bientôt !